Quel désastre de voir que des gens peuvent être aussi sale et ne rien respecter. Voilà le courrier que nous avons envoyé à la Com com et à la mairie pour essayer d’agir contre ces incivilités. Lire le courrier.
Les associations Saint-Junien Environnement et Par Ici la Bonne Soupe
vous invitent cordialement aux deux séances de ciné-débat les 23 et 25
novembre proposées dans le cadre du festival Alimenterre. Ci-dessous le communiqué de presse que nous vous remercions de bien vouloir diffuser :
Le festival Alimenterre est un
événement international sur l’alimentation durable et solidaire organisé chaque
année du 15 octobre au 30 novembre et coordonné par le CFSI (Comité Français pour
la Solidarité Internationale). Il a pour objectif d’amener les citoyens à s’informer
et comprendre les enjeux agricoles et alimentaires en France et dans le monde. Dans
ce cadre, les associations Saint-Junien Environnement
et Par Ici la Bonne Soupe vous ont
préparé deux ciné-débats.
Le samedi 23 novembre, à
Saint-Christophe, seront diffusés deux courts documentaires à partir de 19h30 :
Elles sèment le monde de demain,
suivi de Burkinabé Bounty, agroécologie
au Burkina.
Le lundi 25 novembre, au
Ciné-Bourse de Saint-Junien : diffusion de Faut-il arrêter de manger des animaux ?
A l’issue des deux séances, un
débat ouvert vous sera proposé, en présence de quelques intervenants
(agriculteurs locaux).
Veuillez trouver ci-dessous la copie du mail envoyé aux communes de la POL
Mesdames et Messieurs les Maires et élus, Monsieur le président de la communauté de commune,
Suite à notre rencontre, dont nous vous remercions, afin de discuter de notre demande de protection vis à vis des pesticides, nous souhaitions vous informer des dernières avancées de la recherche cette fois concernant spécifiquement les fongicides SHDI.
Peut-être avez vu passer l’information, mais peut-être pas. Aussi, nous vous demandons de bien vouloir prendre connaissance de 3 articles de Libération, France Info et reporterre relatant l’entretien avec l’un des auteurs, Pierre Rustin, directeur de recherche au CNRS que nous avons mis sur notre site ici sur notre site.
Voilà ci-dessous quelques extraits de l’interview du chercheur de l’INSERM et du CNRS dont la publication est désormais gravée dans le marbre d’une prestigieuse revue scientifique.
•cette classe de pesticides destinée à lutter contre les champignons et moisissures est massivement utilisée sur les cultures (blé, avoine, orge, seigle, tournesol, colza, pommiers, amandiers, cerisiers, vigne, asperges, carottes, pommes de terre, fraisiers, laitue…) et donc omniprésente dans les assiettes et boissons. •Oui, les SDHI, bloquent la respiration des cellules des champignons (en inhibant l’activité de l’enzyme SDH, la succinate déshydrogénase), bloquent aussi celle des cellules du ver de terre, de l’abeille ou de l’être humain. Or chez ce dernier, un dysfonctionnement de la SDH est associé à de graves pathologies. •Elle démontre clairement la toxicité des SDHI pour les cellules humaines •Bayer, BASF, Syngenta : toutes les grandes firmes agrochimiques en produisent et se sont positionnées sur ce marché, qui a l’air d’être intéressant financièrement •Cette absence de spécificité est théoriquement une raison de retirer une autorisation de mise sur le marché. L’Anses aurait dû le prendre en compte immédiatement. •Avec ce type de fongicides, on provoque probablement une catastrophe écologique et sanitaire, car ils tuent tout, pas seulement les champignons. •Affirmer qu’il n’y a pas de danger est insupportable. On prend un risque monstrueux, le principe de précaution doit s’appliquer. On ne peut se permettre d’attendre la catastrophe comme l’Anses semble le faire ! •L’Anses ment par omission. Par exemple, je ne peux pas croire que l’Anses n’ait pas su que dès 1976 des scientifiques ont décrit les SDHI comme étant hyper toxiques pour les mammifères. Quand on met une molécule toxique en circulation, on vérifie ce qui se passe chez l’homme, c’est la base. Une autre chose absolument scandaleuse : ces pesticides sont utilisés de façon préventive. On traite des champs entiers à haute dose, sans savoir si c’est utile ou pas. Personne n’aurait l’idée de traiter son enfant tous les jours avec des antibiotiques ! L’Anses couvre complètement ce type d’usages, c’est incroyable. •Si j’étais responsable d’une agence sanitaire et qu’on me livrait les informations que nous publions, j’interdirais les SDHI dans la journée. Chaque jour compte. •Quand j’entends le ministre de l’Agriculture dire, qu’en accord avec l’Anses et les scientifiques, « cinq mètres d’écartement entre les traitements et les maisons, c’est bien », cela me fait bondir ! Comme sur bien des problèmes de pesticides, le ministre se trompe. Concernant l’espace de cinq mètres, cela a un côté ridicule, soit les pesticides doivent être proscrits, soit non. Tout le monde sait que les pesticides sont partout dans l’air, dans l’alimentation, les rivières. Cette discussion est absurde, il est urgent de sortir des pesticides. •j’étais convaincu que l’Anses allait prendre instantanément la mesure du drame possible •L’Anses est complètement discréditée à mes yeux, ils ne font pas leur boulot. Ce n’est pourtant pas à nous de démontrer que ces pesticides sont dangereux. •Pour les SDHI, depuis 1976, les toxicologues auraient dû dire stop. Depuis des années, il était possible de savoir à partir de la littérature scientifique accessible, que les tests réglementaires n’étaient pas valables. C’était leur boulot de monter au créneau et le dire haut et fort. •Je vous engage à essayer de connaître l’effet sur le rendement de ces SDHI. Ni la FNSEA [le syndicat agricole majoritaire], ni les industriels, ni l’Anses n’ont été capables de nous donner des chiffres sur l’effet sur le rendement de ces molécules. Le bénéfice-risque n’est donc même pas connu. Nous espérons pouvoir compter sur vous afin d’engager rapidement un dialogue avec les agriculteurs afin de prendre dès maintenant la direction de la sortie des pesticides sur notre territoire. Nous serons là pour échanger de manière constructive et pourrons essayer de faire venir des paysans qui s’en passent. Bien cordialement Les membres de Saint Junien Environnement PS : Pour la première fois, la justice rejette une demande de suspension d’arrêtés anti-pesticides
Avis d’enquête publique Izaret zone de Boisse à St Junien
Objet : Contribution de l’association Saint-Junien Environnement à la consultation du public pour la demande d’enregistrement présentée par la société IZARET pour un projet d’installation de stockage de bobines de papier, Zone Industrielle de Boisse, sur la commune de SAINT JUNIEN.
Nous constatons que l’enquête publique ne sert pas à grand chose puisque les travaux sont largement commencé alors que le projet n’est pas encore accepté : Lorsque le projet porte sur une ICPE soumise à déclaration, enregistrement ou autorisation, les travaux ne peuvent pas être exécutés avant que le préfet ait pris l’arrêté correspondant ou la décision d’acceptation. Articles L 425-10 et L 425-14 du Code de l’urbanisme Or, des travaux de terrassement ont déjà été effectués ! Il est inacceptable que les travaux de terrassement aient commencé avant que l’autorité administrative ait délivré le récépissé d’enregistrement. Nous demandons à ce que les autorités compétentes prennent en charge cette question pour sanctionner le contrevenant.
Nos conclusions : Même si l’ensemble de nos observations ne remet pas en cause l’existence du projet, il nous apparait que les préconisations de GRTGaz ont été traitées avec légèreté et laisse courir un risque aussi bien pour les salariés du site que pour les infrastructures présentes. Il est anormal que les travaux aient commencé avant l’obtention de l’autorisation et que les obligations du permis de construire comme la conservation des arbres identifiés sur les plans n’aient pas été respectées. Ce non-respect doit faire l’objet au minima d’une compensation pour les arbres supprimés et d’une sanction à l’encontre de la société IZARET pour le non-respect du code de l’urbanisme.
Objet : Contribution des
associations Saint-Junien Environnement et Sources et Rivières du Limousin à
l’enquête publique relative à la demande de régularisation de la situation administrative
de la société Saica Pack
Conclusions de Saint Junien environnement et source et rivière du Limousin :
Le
projet de régularisation administrative des activités de la société Saica Pack
qui concerne d’une part une extension de bâtiments pour le stockage de produits
finis et d’autre part l’augmentation de l’utilisation de solvants à la suite de
la mise en œuvre d’une nouvelle machine arrive très tardivement et, malgré
cette tardiveté, n’est toujours pas abouti. Certains choix techniques dont le
plus important, le mode de traitement des effluents, n’ont toujours pas été
réalisés.
D’autre
part les solutions présentées ne sont pas à la hauteur des enjeux de protection
de la ressource en eau, particulièrement dans le contexte de la pollution du 5
décembre 2018.
C’est
pourquoi les associations Sources et Rivières du Limousin et Saint-Junien
Environnement considèrent que le dossier n’est pas acceptable en l’état et font
aux services de l’État chargé des installations industrielles les propositions
suivantes :
Au
vu du peu de considération de la société pour le respect des procédures
administratives, garantes de l’intérêt général, et de la protection de
l’environnement, nous demandons à l’administration de prendre des mesures
coercitives à l’encontre de l’exploitant.
Dans
un premier temps, mettre en œuvre une procédure de sanction administrative pour
le non-respect de 2013 à aujourd’hui, de l’arrêté de mise en demeure et de
l’arrêté portant mesures conservatoires et mettre en œuvre les sanctions
administratives adéquates (sans préjudice des poursuites pénales
envisageables).
Dans
un second temps, exiger du pétitionnaire de compléter son dossier de demande de
régularisation dans le délai d’un mois sur la question de la gestion et du
traitement des effluents et de réaliser les travaux dans le délai le plus court
possible en fonction des contraintes techniques. En cas d’inexécution dans les
délais, nous rappelons qu’il est possible d’obliger l’exploitant à remettre à
un comptable public une somme correspondant aux travaux à réaliser, ou à faire
procéder d’office à l’exécution des travaux, voire à suspendre le
fonctionnement de l’installation jusqu’à exécution des mesures imposées.
Nous
regrettons de devoir en arriver à proposer de telles mesures, mais les
manquements du pétitionnaire à ses obligations depuis de nombreuses années, que
nous découvrons avec cette enquête ne peuvent perdurer plus longtemps. Il en va
bien sûr de la protection du milieu mais aussi du respect du droit par tous.
SDHI nouveau scandale sanitaire avec les pesticides
Une étude prouvant la toxicité pour l’homme de ces pesticides massivement utilisés sur les cultures a été publiée jeudi. Pour Pierre Rustin, l’un des auteurs, l’agence de sécurité sanitaire aurait déjà dû les interdire : Si j’étais responsable d’une agence sanitaire et qu’on me livrait les informations que nous publions, j’interdirais les SDHI dans la journée. Chaque jour compte. L’article de Libération
Article de Franceinfo
Selon l’Inserm, une molécule utilisée dans des fongicides agricoles est toxique pour l’environnement et pour l’homme. Des chercheurs avaient déjà alerté en 2018 sur la dangerosité de cette molécule. En vain.
Selon Pierre Rustin, ces substances augmentent le risque de maladies neurologiques « telles que Parkinson ou Alzheimer », en particulier pour les agriculteurs utilisateurs de ces produits. Le fongicide a également des effets délétères sur les vers de terre et les abeilles. L’article
Article de Reporterre
Quand j’entends le ministre de l’Agriculture dire, qu’en accord avec l’Anses et les scientifiques, « cinq mètres d’écartement entre les traitements et les maisons, c’est bien », cela me fait bondir ! Comme sur bien des problèmes de pesticides, le ministre se trompe. Concernant l’espace de cinq mètres, cela a un côté ridicule, soit les pesticides doivent être proscrits, soit non. Tout le monde sait que les pesticides sont partout dans l’air, dans l’alimentation, les rivières. Cette discussion est absurde, il est urgent de sortir des pesticides. » L’article
Coquelicots : article du populaire du centre du 5 novembre 2019