Humeur Verte

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Semaine pour les alternatives aux pesticides.

Semaine pour les alternatives aux pesticides.

La 16ème Semaine Pour les Alternatives aux Pesticides (SPAP) se tiendra du 20 au 30 mars 2021. Pendant les 10 premiers jours du printemps, qui symbolisent le retour des épandages de pesticides dans les champs, des centaines d’évènements ont lieu partout en France et à l’étranger pour montrer que les pesticides ne sont pas une fatalité et qu’il est possible de s’en passer. Coordonnée par l’association Générations Futures, la SPAP rassemble plus de 50 partenaires français et internationaux. Le thème de l’édition 2021 est la Souveraineté Alimentaire. Il est de notre droit de choisir notre alimentation, la façon dont elle est produite et dont nous la consommons. Les conséquences sanitaires et environnementales des pesticides nous concernent toutes et tous, qu’importe notre activité : consommateurs, agriculteurs, élus, citoyens, jardiniers, cuisiniers… Nous pouvons toutes et tous faire le choix de favoriser les alternatives aux pesticides dans notre quotidien ! A cette occasion, des adhérents de Saint Junien Environnement et de Générations futures Haute Vienne seront présent sur le marché de St Junien le samedi 20 Mars afin de vous informer sur les graves menaces que font courir à l’humanité les pesticides et vous fournir de la documentation et des conseils sur les alternatives.

Saint Junien Environnement et Générations futures Limoges 87 vous informe sur les pesticides et leurs alternatives.

Concernant les pesticides savez-vous que :

  • Les formulations commerciales vendues contiennent des poisons non déclarés sur l’étiquette (Plomb, Nickel, Arsenic, Titane …) et la Dose Journalière admissible n’est basée que sur la matière active déclarée, Jamais sur la formulation commerciale avec les adjuvants voir ici
  • L’EFSA évalue uniquement la substance déclarée active par l’industriel et donc sans regarder son effet cumulé, avec d’autres substances présentes dans le produit final, appelé « l’effet cocktail ». ici
  • Les agences sanitaires écartent les études qui les gênent ici ou ici
  • Les études scientifiques des industriels de l’agrochimie sont entachées de fraudes massives ici
  • Les pesticides sont la causes prépondérante de l’effondrement massif des insectes et des oiseaux ici
  • Le Glyphostae a d’abord été un détergent pour canalisation ici
  • Pour discréditer les chercheurs qui gênent, l’industrie dépense des millions ici
  • Le Label HVE (Haute Valeur Environnemental) permet l’utilisation des pesticides de synthèse. Pour en savoir plus Label HVE

Oui mais alors comment faire autrement :

  • Brochure sur les alternatives aux pesticides Téléchargement
  • Conseils pour aménager son jardin d’agrément « zéro phyto », sobre en entretien et favorable à la biodiversité Téléchargement ici
  • Livret à utiliser dès la phase de conception de votre jardin, mais aussi lors des aménagements qui peuvent suivre. Par exemple : choisir les bons matériaux pour une allée, planter en pieds de murs pour éviter de désherber, etc. Présentation du livret
  • Saviez vous que les cendres de bois peuvent remplacer, la chaux au verger et bien d’autres produits de synthèse. Les cendres de bois, 10 façons de les utiliser
  • Le savon noir permet de lutter contre les pucerons mais pas seulement Pour en savoir plus : Le savon noir au jardin
  • Le petit lait ou le lait écrémé permet de lutter contre l’Oïdium. Pour en savoir plus: Le petit lait au jardin
  • La propolis permet de lutter contre la cloque du pêcher mais pas seulement. Pour en savoir plus: La propolis au jardin 
  • Pour éloigner les fourmis de la maison: très efficace, répandre du bicarbonate de soude en poudre, mettre les aliments à l’abri et nettoyer les miettes et autres salissures des surfaces, boucher les interstices et utiliser des répulsifs sur leurs lieux de passage. autres solutions, citron, lavande, menthe poivrée, vinaigre blanc…
  • Nous utilisons quotidiennement des biocides sans savoir que ce sont aussi des pesticides : anti-moustiques, anti-puces, anti-mites, anti-fourmis, tue-mouches, raticides, peintures anti-moisissures, produits de protection du bois…Les pesticides ne sont plus autorisés dans les jardins, arrêtons aussi de les utiliser dans nos maisons ! A consulter : l‘étude Pesti’home, réalisée en 2019 par l’ANSES pour étudier les utilisations domestiques des pesticides
  • Les produits contre les insectes volants sont les pesticides les plus utilisés dans les maisons ? Ces insecticides peuvent avoir des impacts sur la santé. Contre les moustiques : utiliser des répulsifs naturels : citronnelle, géranium, lavande… ; installer des moustiquaires ou des rideaux de perles pour éviter leur intrusion dans la maison ; éviter l’eau stagnante (soucoupes des pots de fleurs, récupérateur d’eau fermé…) où se développent leurs larves.
  • Contre les mouches : utiliser des répulsifs naturels : basilic, girofle, tanaisie… et en dernier recours des bandelettes autocollantes ou un piège à mouche.
  • Les raticides et rotenticides utilisés pour tuer rats, souris et autres rongeurs, sont des produits non sélectifs qui arrivent en tête des intoxications chez nos animaux de compagnie comme chez les animaux sauvages ? Ils sont également dangereux pour l’être humain, en particulier les enfants. Pour lutter contre les souris et les rats : mettre les aliments à l’abri, boucher les trous et les fissures, favoriser les prédateurs : chats, buses, chouettes, renards…, et utiliser des tapettes ou des cages.
  • Les insecticides anti-fourmis sont très dangereux pour les pollinisateurs, et pour certains d’entre eux aussi pour les organismes aquatiques ?Au jardin, la cohabitation avec les fourmis est possible : les fourmis aèrent le sol grâce à leurs galeries, elles disséminent les graines, sont les prédateurs des chenilles, larves, vers… et recyclent les déchets.

Face aux décisions affligeantes et irresponsables du gouvernement sur la « mise en pose du plan écophyto » nous relayons cet appel à mobilisation écrit par un collectif de chercheurs indignés

Face aux décisions affligeantes et irresponsables du gouvernement sur la « mise en pose du plan écophyto » nous relayons cet appel à mobilisation écrit par un collectif de chercheurs indignés

Les indigné.e.s est un mouvement apolitique nourri de scientifiques de paysannes et paysans, artistes, actrices et acteurs de l’environnement, de la santé, de l’alimentation, de la culture, de l’économie, de l’enseignement, de citoyennes et citoyens, … Parce que la nourriture touche à la porosité des mondes – l’économie, la culture, la santé, l’enseignement, l’aménagement du territoire, les paysages, l’écologie, … ensemble indignons-nous sous une diversité d’actions respectueuses des biens, des personnes et de la Terre. Demandons au Gouvernement Attal non seulement de renoncer à ses décisions anti-environnementales mortifères, totalement irresponsables mais aussi d’initier un élan de grand envergure pour l’agroécologie paysanne et l’agriculture biologique.

Avertissement : Ce texte et ce visuel sont libres de droit. Ils peuvent être utilisés, affichés, transmis dans les espaces physiques et numériques sans autorisation préalable ni versement de droit d’auteur. Ils peuvent être déclinés en stickers, flyers, banderoles par toutes les associations souhaitant s’en saisir.

Nous avons besoin de NOURRIR LA VIE. Les mesures anti-environnementales irresponsables retenues par le Gouvernement ATTAL vont PRODUIRE À MORT/PRODUIRE LA MORT. Indignons-nous !

Nourrir, c’est prendre soin de l’autre, y porter attention1. Santé physique2, santé psychique3, santé de la terre/Terre et de ses communs, tout est lié4. De nombreuses initiatives paysannes contemporaines, mêlant savoirs, savoir-faire et créativité œuvrent en ce sens. Leurs capacités à nourrir le monde ne fait plus de doute5. Dans les paysages nourriciers qu’elles élèvent, plantes, bêtes et gens agissent en synergie. Mais voilà que les mots « nourrir » et « paysan » déployant avec eux l’espoir pour les générations présentes et à venir sont repris, pervertis par les lobbies de l’agriculture industrielle et de la chimie. Une agriculture qui met en péril la santé de ses agricultrices, agriculteurs, des populations comme de tous les vivants. Une agriculture qui formate des paysages mutilés où la diversité vivante, culturelle ne peut plus pousser6

Le mouvement des indigné.e.s alerte sur  les effets toxiques de cet amalgame entre nourrir les gens par une économie fertile7, solidaire et alimenter le business. Une confusion que la majorité des médias entretiennent en ignorant les enjeux de société à l’œuvre dans le mouvement agricole de ce début 2024. Une confusion avec laquelle jouent les mesures politiques européennes, nationales comme vient de le faire en France le premier ministre dans son discours du 26 janvier 2024 et dans ceux qui ont suivi8. Les mesures annoncées appellent à poursuivre un modèle sans issue, à total contre-courant des travaux scientifiques, nombreux sur les conséquences délétères des pesticides9, des pratiques à rebours du vivant qui caractérisent l’agriculture conventionnelle industrielle en France ainsi qu’ ailleurs10. Les décisions politiques anti-environnementales annoncées par le Gouvernement français dans l’urgence encouragent un pseudo-imaginaire d’une toute-puissance virile et guerrière. Elles valorisent l’exploitation des biens communs, leur pillage, la dislocation des territoires et dévalorisent les forces résilientes de l’agroécologie paysanne. Elles visent à imposer le non-sens de la démesure où se profilent des champs de ruine que nous devrions subir, en silence dans une anesthésie générale. Un jeu auquel les paysan.ne.s sont forcément perdant.e.s11 tout comme les populations. Ironie du sort ; la fertilité masculine est justement aujourd’hui mise à mal par les pesticides dont le glyphosate12.

Nous avons besoin d’une économie fertile pour les paysan.ne.s, la société et la terre/Terre13. Nous avons besoin de la beauté vivante des lieux, nous aspirons à élever nos enfants en paysages nourriciers de liens solidaires, de sens, de créativité, d’espoir. Indignons-nous !

Les indigné.e.s est un mouvement apolitique nourri de scientifiques de paysannes et paysans, artistes, actrices et acteurs de l’environnement, de la santé, de l’alimentation, de la culture, de l’économie, de l’enseignement, de citoyennes et citoyens, … Parce que la nourriture touche à la porosité des mondes – l’économie, la culture, la santé, l’enseignement, l’aménagement du territoire, les paysages, l’écologie, … ensemble indignons-nous sous une diversité d’actions respectueuses des biens, des personnes et de la Terre. Demandons au Gouvernement Attal non seulement de renoncer à ses décisions anti-environnementales mortifères, totalement irresponsables mais aussi d’initier un élan de grand envergure pour l’agroécologie paysanne et l’agriculture biologique.

1 Cf. Pignier, Nicole (2023), Paysages nourriciers. Un dialogue entre cultures et savoirs. Edts Connaissances et savoirs, Paris. Lien  https://www.unilim.fr/ehic/2023/10/20/parution-paysages-nourriciers-un-monde-de-cultures-et-de-savoirs/#:~:text=Un%20dialogue%20entre%20cultures%20et%20savoirs&text=Elles%20germent%20en%20paysages%20o%C3%B9,’a%20pu%20s’adapter.

2 Cf. Decocq Guillaume, Boomerangs, (2023), Comment la mise à mal de notre environnement met en danger la santé humaine, Edts du Rocher, Paris.

3 Le Van Quyen, Michel (2022), Cerveau et Nature, Pourquoi nous avons besoin de la beauté du monde ? Flammarion, Paris.

4 Cf. Tribune «  Pesticides : « Tirons du drame de l’amiante des leçons pour l’avenir »d’un collectif de présidents de Mutuelles françaises, publiée dans le journal Le Monde le 29 janvier 2024 : https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/01/29/pesticides-tirons-du-drame-de-l-amiante-des-lecons-pour-l-avenir_6213699_3232.html#:~:text=Tribune&text=Un%20collectif%20de%20quarante%20responsables,plus%20de%20cent%20mille%20victimes.

5 Cf. Billen, Gilles (2021), « Une agriculture biologique pour nourrir l’Europe en 2050 ». Lien : https://www.cnrs.fr/fr/presse/une-agriculture-biologique-pour-nourrir-leurope-en-2050

6 Cf. Tribune « Habiter la terre, ménager la Terre », publiée par un collectif de scientifiques le 1er avril 2022 (Pignier, Nicole et Faburel, Guillaume coord.) dans le journal Libération : https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/habiter-la-terre-menager-la-terre-20220401_U3QI6JXCB5EPTF52NGNBC47FVU/

7 Cf. Dufumier, Marc (2023), La transition agroécologique. Qu’est-ce-qu’on attend ? Edts Terre vivante.

8 Cf. Tribune « Normes, Ecophyto… Les réponses du gouvernement à la colère agricole risquent d’être contreproductives », publiée par un collectif de chercheurs dans Le Nouvel Observateur le 6 février 2024. Lien : https://www.nouvelobs.com/opinions/20240206.OBS84126/normes-ecophyto-les-reponses-du-gouvernement-a-la-colere-agricole-risquent-d-etre-contreproductives.html

9 Cf. Tribune d’un collectif de chercheurs « Nous, chercheuses et chercheurs, dénonçons la mise au placard des connaissances scientifiques » publiée dans Le Monde le 7 février 2024. Lien : https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/02/07/pesticides-nous-chercheurs-et-chercheuses-denoncons-une-mise-au-placard-des-connaissances-scientifiques_6215195_3232.html

10 Cf. Tribune de Marc-André Selosse, « On ne pourra sauver l’environnement sans les agriculteurs, et réciproquement », publiée dans Le Monde le 1er février 2024. Lien : https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/02/01/on-ne-pourra-sauver-l-environnement-sans-les-agriculteurs-et-reciproquement_6214215_3232.html

11 Cf. témoignage d’une agricultrice en AB : http://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/oise/mise-en-pause-du-plan-ecophyto-c-est-tout-ce-qu-il-ne-fallait-pas-faire-estime-une-agricultrice-bio-2918970.html ; cf. témoignage de Gilles Ravard, journal de 8h France culture le 6 février 2024 : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-8-h

12 https://www.frequencemedicale.com/generaliste/patient/180511-L-exposition-aux-pesticides-peut-nuire-a-la-qualite-du-sperme

13 Cf. https://atecopol.hypotheses.org/9591

TOUR DE FRANCE SECRETS TOXIQUES À SAINT-JUNIEN : LES PRESENTATIONS DES INTERVENANTS AU COLLOQUE SUR LA POLLUTION DES EAUX PAR LES PESTICIDES

TOUR DE FRANCE SECRETS TOXIQUES À SAINT-JUNIEN : LES PRESENTATIONS DES INTERVENANTS AU COLLOQUE SUR LA POLLUTION DES EAUX PAR LES PESTICIDES

Présentations PPT de :

Les enregistrements :

Tour de France Secrets toxiques à Saint-Junien : Colloque sur la pollution des eaux par les pesticides

Tour de France Secrets toxiques à Saint-Junien : Colloque sur la pollution des eaux par les pesticides

Vendredi 24 novembre de 16 heures à 19 heures. Ciné Bourse 2 Place Lénine 87200 Saint Junien

Pollutions diffuses par les pesticides : quels impacts sur l’eau ? quelles réponses possibles ? L’exemple du bassin de la Vienne

Ce colloque a pour but en partant du témoignage de deux Maires (ceux de Cieux et de Montrolet), de faire le point sur la nature et l’importance de la pollution par les pesticides à l’échelle du bassin de la Vienne, ainsi que sur les dispositifs permettant d’agir pour réduire cette pollution. Des données locales, en perspective d’analyses nationales, ainsi que le cadre juridique seront précisés. L’appréciation du risque sanitaire et du retour d’expérience dressé par l’Eptb Vienne permettront ensuite d’engager le débat sur les réponses à apporter aussi bien à l’échelle locale que nationale.

Intervenants :

  • Monsieur Jean-Marie ESCLAMADON Maire de Cieux (87)
  • Monsieur Benoit Savy Maire de Montrolet et Président de la communauté de communes de Charente Limousine
  • Antoine GATET, juriste, Président de France Nature Environnement
  • Stéphane LORIOT, Directeur de l’Equipement public territorial du bassin de la Vienne (EPTB Vienne)
  • Pierre-Michel PERINAUD, Président d’Alerte des médecins sur les pesticides et membre du Comité de pilotage de Secrets Toxiques
Utilisé pour l’agriculture française, le phosphate provoque une catastrophe sanitaire en Tunisie

Utilisé pour l’agriculture française, le phosphate provoque une catastrophe sanitaire en Tunisie

Encore des externalités de l’agriculture industrielles qui ne sont pas prises en compte.

Le géant breton de l’agroalimentaire Roullier possède deux usines à Gabès en Tunisie, où il produit des compléments alimentaires pour l’élevage. Il achète son phosphate à un complexe chimique responsable d’une catastrophe écologique.

De l’engrais utilisé en France

L’engrais phosphaté fabriqué par le groupe chimique de Gabès est exporté dans l’hexagone. Comme l’ont révélé nos collègues de Vakita, l’entreprise tunisienne s’est spécialisée dans la fabrication du DAP 18-46, l’un des intrants agricoles les plus utilisés en France, généralement vendu chez des grossistes. Au printemps, il constitue un accélérateur de croissance pour les cultures de céréales, de pommes de terre ou encore de betteraves.

Une entreprise française a aussi des intérêts économiques directs au sein du complexe industriel de Gabès. Le groupe Roullier, via sa filiale Phosphea, y a installé deux usines. Il achète directement de l’acide phosphorique au Groupe chimique tunisien et l’utilise pour fabriquer sur place ce que Phosphea appelle des “solutions nutritionnelles à base de macro-minéraux”. Ces compléments alimentaires, sous forme de petites billes blanches, sont utilisés dans les élevages de poulets, de vaches, de porcs, et même de crevettes. Le phosphore permet aux animaux de grandir plus vite, de produire plus de lait ou de mieux se reproduire…