où nous avons pu échanger sur l’alimentation, l’autonomie alimentaire des territoires, le modèle agricole, la PAC, nos paysages, l’environnement. Comment se nourrir aujourd’hui et demain ?
En Autriche, des chercheurs ont entrepris une expérience inédite : cultiver la totalité de ce que mange un Européen moyen dans un champ de 4 400 mètres carrés. Il est rapidement apparu que les cultures fourragères et les produits importés occupaient deux fois plus de surface que les produits végétaux et locaux. Un documentaire porteur d’espoir pour démontrer la nécessité de se nourrir autrement. Si tout le monde s’alimentait comme nous le faisons en Europe, une deuxième planète serait nécessaire. Aussi l’Université des ressources naturelles et des sciences de la vie de Vienne a-t-elle mis en place une expérience scientifique pour mettre en évidence, à taille et en temps réels, la dimension spatiale de nos habitudes alimentaires.
L’expérience a ainsi démontré que nous accaparons une surface deux fois supérieure à celle dont nous disposons, et que notre alimentation rejette autant de gaz à effet de serre que l’automobile. Comment se nourrir autrement ? Trois familles ont alors essayé de réduire leur part de surface cultivable en adoptant une alimentation plus responsable, moins riche en viande et alignée sur la production locale et saisonnière.
L’avis du comité de sélection
Le documentaire suit trois familles et permet ainsi d’aborder les enjeux de la consommation responsable de façon pédagogique et vulgarisée. A travers l’utilisation d’un champ de référence, le lien entre consommation et production est mis en lumière, se matérialise. Les interdépendances, entre nos choix “ici” et les impacts “là-bas” sont omniprésentes et permettent de parcourir diverses régions du monde.
Le cadrage expérimental permet d’interroger la responsabilité des consommateurs, sans tomber dans la culpabilisation. Une telle approche rend accessible le film à tous les publics.
Réponse à l’enquête publique d’aliénation d’un chemin au lieu dit Grateloube à Champagnac la Rivière
Objet : Contribution de l’association Saint-Junien Environnement à l’enquête publique portant sur le projet d’aliénation d’un chemin rural situé au lieu-dit Grateloube au droit des parcelles section B N° 304, 305, 306, 309 ; section C N° 57 et 61 sur le territoire de la commune de Champagnac-la-Rivière.
Conclusion : Plusieurs points de la procédure de l’enquête publique nous interrogent. Nous ne savons toujours pas si l’ensemble des propriétaires riverains du chemin ont bien reçu les courriers en recommandé. Si l’un d’entre eux ne l’a pas reçu, cela constituera un point d’annulation de l’enquête publique. Nous rappelons qu’on ne peut pas demander à l’acquéreur de prendre en charge les frais liés à l’enquête publique ; seuls les frais de géomètre et d’actes notariés pourront lui être demandés. Toute délibération demandant à l’acquéreur de régler l’ensemble des frais serait entachée d’illégalité. Cette enquête publique démontre une fois de plus l’importance et l’intérêt que la commune a à exercer ses pouvoirs de police et de conservation sur les chemins ruraux, car non seulement ceux-ci peuvent disparaître sans que la commune puisse en tirer bénéfice, mais cette disparition participe aussi à la modification des paysages de bocage du Limousin et à la disparition des haies qui les bordent avec la biodiversité qui y trouve refuge et s’y développe. Nous ne pouvons approuver les pratiques de riverains qui annexent des parties de chemins ruraux, allant jusqu’à les effacer puis après demandent à les acheter. Dans ce cas, l’enquête publique ne devient qu’une chambre d’enregistrement et conforte des infractions à la loi. L’association Saint-Junien Environnement ne peut cautionner ce genre de pratique
Elle ne peut accepter qu’un projet de vente d’un bien commun se fasse dans de telles conditions et avec une telle légèreté de la part des élus et du commissaire enquêteur qui est le garant du bon déroulement de l’enquête publique ; c’est pourquoi elle s’oppose à cette aliénation.
Le glyphosate: un herbicide probablement cancérigène autorisé au sein de l’UE
A l’ initiative de St Junien Environnement, en présence de nombreux représentants d’associations, nous avons pu accueillir au centre nature La Loutre et écouter avec attention Julien Leguet représentant du Collectif Bassines Non Merci , venu spécialement des Deux-Sèvres nous expliquer et nous commenter la problématique des » bassines » . Ce collectif est celui qui opère sur un très large territoire du Marais Poitevin, un autre collectif ( Bassines Non-Merci sur le bassin du Clain ) existe aussi pour la partie Poitevine. La venue de ces techniques d’irrigations est l’ultime soubresaut d’un système qui essaye de sauver un modèle agricole industriel chimique en faillite qui participe activement à la destruction de la biodiversité et à la catastrophe climatique. Comment peut-on encore soutenir de telles initiatives qui consistent à vider l’eau des nappes phréatiques en hiver pour l’exposer au soleil toute l’année entrainant évaporation, formation d’algues vertes, de salmonelles, de légionelles et de cyanobactéries.
Il s’agit de fait d’une privatisation de l’eau pour irriguer la monoculture de maïs destiné à l’exportation ou à de la nourriture animale pour les élevages concentrationnaires. Cela, avec l’argent public qui devrait plutôt être utilisé pour soutenir l’autonomie alimentaire des territoires, aider à la conversion en bio afin d’éviter la pollution des eaux. Nous nous battrons contre cette privatisation larvée de l’ EAU qui est et doit rester un bien commun. Ne croyons pas que ce phénomène est localisé au Poitou-Charentes, même s’il n’est pas encore en vigueur sur nos territoires………il va falloir rester particulièrement vigilant et attentif à tout ce qui se prépare : Ces choix sont totalement « politiques » tant les enjeux économiques sont importants pour une minorité soutenue par des élus aux ordres et sous la domination des lobbys financiers qui sont très forts en terme de communication. Plusieurs manifestations de soutien sont programmées, nous ne manquerons pas de les soutenir , voire d’y participer !
1-Une PAC pour l’emploi : la Confédération paysanne passe à l’action !!!
Déterminé·e·s et en colère, plus de 150 militant·e·s de la Confédération paysanne ont décidé de passer à l’action ce jeudi 27 mai à Paris devant le siège de la Direction générale de Pôle emploi. Pacifiques et non-violent·e·s, nous n’en sommes pas moins déterminé·e·s à bloquer et occuper la Direction générale de Pôle emploi pour interpeller Emmanuel Macron sur la gravité des premiers arbitrages français de la PAC. Nous occupons la rue pour défendre et créer des emplois paysans pour des territoires vivants ! Nous ne voulons pas la traverser pour pointer au chômage.
Depuis 30 ans, deux tiers des paysannes et paysans ont disparu notamment à cause de la mise en place des PAC successives. Le mal-être dans le monde agricole n’a cessé de croître avec l’isolement, la course à l’agrandissement, le surendettement, les revenus en berne et le manque de reconnaissance. C’est à partir de ce diagnostic que le ministre de l’Agriculture annonce vouloir inscrire la prochaine PAC dans la « stabilité » ! Il fait le choix politique de figer une situation économique intenable. Ces choix seront contreproductifs pour relever les défis socio-économiques et environnementaux actuels.
Alors que le chômage de masse est une réalité, que les oublié·e·s de la PAC sont légion, allons-nous utiliser les presque 9 milliards d’euros de la PAC pour continuer à financer l’agrandissement des structures et un énième plan de licenciement des paysannes et paysans, ou allons-nous orienter ces fonds publics vers l’emploi ?
Soutenir les petites fermes, créatrices de forte valeur ajoutée et d’emplois plus nombreux, revaloriser le paiement redistributif pour mieux cibler les aides, plafonner les aides pour mieux les redistribuer comme le permet le règlement européen : voilà de vraies mesures de justice sociale et d’efficacité économique pour nos fermes et nos territoires; des mesures qui favorisent la relocalisation et une réelle souveraineté alimentaire et qui est une réponse aux enjeux agro-environnementaux.
Nous portons aujourd’hui les solutions auprès des citoyen·ne·s, des élu·e·s et du Directeur général de Pôle emploi pour créer de l’emploi dans nos campagnes.
Monsieur le Président de la République, chômage de masse ou création d’emplois, quelle PAC vous botte le plus ? Nous demandons à être entendu·e·s au plus vite à l’Elysée pour que la PAC devienne enfin une politique publique au service de l’intérêt général. Nous revendiquons une PAC qui oriente vers la transition agroécologique et soit réellement en faveur de l’emploi.
Contacts :
– Nicolas Girod, porte-parole national : 06 07 55 29 09 – Denis Perreau, secrétaire national : 06 88 80 75 48 – Caroline Nugues, chargée de communication : 06 95 29 80 78
2-Tribune de l’association Médecins alerte pesticides dans le Monde
Manger Bio : un enjeu majeur de santé publique ignoré du ministre de l’agriculture ET de l’alimentation ! La Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique (FNAB) et l’association Alerte des médecins sur les pesticides (AMLP) ont souhaité que le débat concernant la répartition des aides PAC (politique agricole commune) en France, prenne en compte les arguments sanitaires. Cette tribune rassemble des professionnel.es de santé mais aussi des chercheurs pour demander au ministère de l’agriculture et de l’alimentation de prioriser dans la politique agricole commune la réduction drastique des pesticides dans la production et dans l’alimentation en favorisant le développement de l’agriculture biologique. Lire la tribune
3-Explication sur la politique agricole du réseau FNE Agriculture
Pour de nombreux politique, la balance commerciale de la France est le seul argument recevable… Voyons aussi ce que donnent les arbitrages, puisque la FNSEA veut être compétitive à l’exportation. Pour faire court, on peut dire que le ministre piloté par la FNSEA, ne sait pas faire les comptes ; il encourage le déficit commercial des productions agricoles, et met en péril notre résilience alimentaire. Depuis 2018, la balance commerciale de la France est déficitaire sur les productions agricoles. L’excédent commercial est passé de 6 milliards d’€ à 300 millions de déficit en 2018… Ce déficit vient d’une baisse des exportations des vins et spiritueux.
Les orientations prises vont encore affaiblir notre résilience alimentaire, rendre la France + dépendante des importations pour nourrir le pays et aggraver le déficit commercial à l’exportation des produits agricoles :
La France exporte des productions cultivées sur environ 12 millions d’hectares, importe des produits cultivés sur une surface équivalente.
Les exportation de céréales qui représentent la très grande majorité des surfaces cultivées, sont vendues à des prix insuffisants pour rémunérer les agriculteurs. Sans les aides de la PAC, les cultures de céréales ne sont pas rentables.
Les cours du soja importé sont environ 3 fois le prix du blé, ce soja pourrait être produit en France, sa culture nous ferait économiser des engrais azotés, ce qui nous rendrait moins dépendant du gaz russe pour les fabriquer ou de l’ammoniaque importé des USA.
Les fruits et légumes importés, qui pourraient être produits en France représentent également des valeurs de production allant de 4 à 15 fois, la valeur des productions céréalières, mais ces cultures ne reçoivent que peu ou pas du tout d’aides. Les ceintures maraîchères sont bétonnées, et la majorité des terres libérées vont + à l’agrandissement qu’à l’installation.
La PAC encourage des productions de céréales non rentables destinées à l’exportation, encourage l’agrandissement des exploitation, car il faut de très grandes surface un revenu viable…
Au final le ministre affaiblit notre résilience alimentaire, freine l’installation des jeunes agriculteurs, et encourage l’utilisation des pesticides, car ils sont la solution la plus simple pour travailler avec le minimum de main d’œuvre.