C’est assez incroyable la gendarmerie est maintenant au service de l’agro-industrie.
Communiqué FNE-NA : Un juriste et porte-parole de Sources et Rivières du Limousin vient d’être convoqué par la gendarmerie d’Égletons en Corrèze. Pour quel motif ? Sa présence sur un remblai lorsqu’il répondait à une interview dans laquelle il dénonce la construction de serres industrielles à tomates hors-sol. Personne n’a ni ne veut porter plainte mais la Gendarmerie, diligentée par la procureur de Tulle, a jugé bon de mener l’enquête et le convoquer. Avec Sources et Rivières du Limousin, Corrèze Environnement et France Nature Environnement Nouvelle Aquitaine, c’est l’ensemble du mouvement France Nature Environnement qui s’inquiète de ces bien curieuses dérives issues de la cellule Demeter. Lire la suite sur le site de FNE-NA
Voici le communiqué concernant le soutien que Charente Nature apporte à Antoine Gatet, juriste et porte-parole de Sources et Rivières du Limousin, administrateur de France Nature Environnement et référent juridique de France Nature Environnement Nouvelle-Aquitaine. Le communiqué de Charente nature
L’article de France 3 : Le juriste de France Nature Environnement convoqué par la gendarmerie après un reportage de France 3 Limousin. Interviewé par nos journalistes dans un reportage réalisé en janvier 2020, Antoine Gatet, juriste de France Nature Environnement de Nouvelle-Aquitaine, fait l’objet d’une enquête du Parquet de Tulle, pour violation de domicile dans ce reportage. Notre rédaction s’étonne de cette convocation. Lire ici
Contrairement au Covid 19, le
dérèglement climatique est une menace que l’on voit venir depuis des décennies.
Mais, visiblement, celui-ci ne fait pas suffisamment peur pour que des mesures
fortes soient prises pour le contenir. Pourtant, il s’installe lentement,
puissamment et durablement. S’il n’est pas maîtrisé, les scientifiques nous
annoncent un réchauffement aux conséquences catastrophiques : canicules,
sécheresses, ouragans, inondations, submersions, famines, nouvelles maladies,
déplacements massifs de populations et conflits, dont les signaux inquiétants
sont déjà là.
Pour éviter que ces modifications
climatiques ne s’aggravent jusqu’à rendre la planète invivable pour les
humains, il est indispensable de réduire radicalement nos consommations
d’énergies fossiles dans presque tous les domaines comme les bâtiments, les
déplacements, l’agriculture, l’industrie ou la production énergétique et de
remplacer, dès que c’est possible, ces énergies fossiles par des énergies
renouvelables.
Cela doit se faire au niveau
individuel avec une remise en cause profonde de nos modes de
consommation : isoler son logement, éviter l’usage individuel de la
voiture et opter pour des modes de transport partagés ou plus doux, acheter
moins et différemment, réparer plus, louer, partager, etc.
Cela doit également se faire au
niveau collectif et là, les collectivités locales ont un rôle important à
jouer. Il faut donc exercer notre pouvoir de citoyen en pesant sur les conseils
municipaux déjà installés et/ou en
votant le 28 juin pour les candidats annonçant un programme ambitieux de lutte
contre le dérèglement climatique. Le mandat municipal qui commence sera
déterminant pour parvenir à baisser nos
émissions de gaz à effet de serre de 40%
d’ici 2030.
Durant la campagne du premier
tour des municipales, le Collectif Marche pour le Climat a proposé aux
candidats 10 mesures à intégrer dans leurs programmes. Tous les ont trouvées
légitimes et importantes. Elles sont plus que jamais d’actualité. Parmi
celles-ci il y a la formation des élus et des agents municipaux à la
problématique climatique, la rénovation thermique de tous les bâtiments
publics, le développement des transports publics et de l’usage du vélo, ou
encore la réduction de l’artificialisation des sols.
Si, tous ensemble, nous ne sommes
pas capables de respecter les engagements de la France pour l’Accord de Paris
sur le Climat, alors nous aurons laissé passer notre chance de transmettre à
nos enfants un monde encore vivable.
Des gestes barrières contre
le dérèglement climatique !
La crise sanitaire liée à la propagation du virus covid-19 nous
révèle des réalités que nous connaissions déjà mais que nous ne voulions pas ou
n’arrivions pas à accepter dans leur évidence et dans leur urgence.
Cette soudaineté du drame sanitaire nous rappelle combien la vie
est fragile. Chaque minute de notre existence est précieuse quand on a à
l’esprit que nous sommes des êtres humains mortels dans un monde aux ressources
prodigieuses mais limitées. Ce printemps éclatant de soleil nous a fait
redécouvrir notre ville ou notre bout de campagne dans le concert des oiseaux,
tandis que le vacarme des voitures est à l’arrêt. Ce confinement nous invite à
l’essentiel.
Nous pouvons voir dans la crise que nous traversons des liens avec le dérèglement climatique et
la dégradation de l’environnement. Sans vouloir y trouver l’origine du
coronavirus, les activités humaines, la déforestation et les bouleversements
des écosystèmes sont reconnus par les scientifiques comme un facteur de risque
majeur dans le monde de l’épidémiologie. Par ailleurs, le système mondialisé
induit une mobilité incessante autour de la planète. Les avions remplis ont
propagé à vitesse grand V le virus dans tous ses recoins. La France, première
destination touristique au monde, a ainsi été infestée rapidement.
Cette situation anxiogène et complexe à laquelle nous n’étions pas
préparés nous démontre combien il est difficile
de faire face à des risques et dangers non anticipés comme ceux liés au
changement climatique. Alors que les trajectoires actuelles sont très
loin des engagements pris lors de l’accord de Paris pour limiter à 2°C le réchauffement planétaire
par rapport à l’ère préindustrielle, nous ne sommes absolument pas mûrs pour
les cataclysmes annoncés.
La température pourrait atteindre + 7°C d’ici 2100 si rien n’est
fait. L’élévation du niveau des mers, à coup
de tempêtes submersives, aurait des conséquences désastreuses. Un tiers des
plus grandes villes du monde sont sur la côte et au moins 600 millions de
personnes vivent aujourd’hui sous le niveau qui serait atteint. Les canicules comme celle de 2003 deviendraient la norme.
Des pénuries alimentaires et des famines seraient
inévitables du fait des sécheresses plus fréquentes et bien plus intenses.
Des incendies comme ceux que l’Australie a subis il y
a quelques mois pourraient tout à fait ravager des massifs forestiers français.
Parallèlement, les inondations hivernales
risqueraient de devenir monnaie courante en Europe et les crues torrentielles
seront plus dévastatrices. Des maladies comme
la dengue ou la malaria feront leur apparition sur le territoire national. Des
virus congelés dans la glace ou le permafrost seront libérés par leur fonte.
L’impact de ces dérèglements entraînera des tensions
sociales et économiques colossales, sources de conflits et de mouvements
migratoires massifs.
A l’heure de la gestion d’une crise
sanitaire tragique, nous entrevoyons plus clairement les désastres auxquels le
changement climatique peut nous confronter.
Si nous voulons les éviter, nous devons réduire
massivement notre empreinte carbone, de – 40% d’ici 2030 et – 80% en 2050. Actuellement, c’est un arrêt forcé, non préparé et
brutal qui divise par deux les émissions de gaz à effet de serre et la
consommation d’énergie de notre pays. Si nous voulons atteindre les objectifs de
limitation du réchauffement global de la planète à +2°C, tout en continuant à vivre
de manière agréable et harmonieuse, prenons conscience que ce ne sont pas
quelques mesurettes qui nous permettront d’y parvenir.
Il nous faut drastiquement revoir notre
consommation, notre mobilité individuelle, nos transports de marchandises,
notre alimentation et nos bâtiments. C’est une transition qui doit être
activement préparée pour ne pas faire place à un choc. C’est pourquoi le Collectif
Marche pour le Climat demande aux élus locaux et nationaux, ainsi qu’à
l’ensemble des citoyens d’agir afin que la sortie de crise se fasse au bénéfice
de l’humain, du climat et de la biodiversité.
La société se dirige vers une ligne de crête. A la crise sanitaire
va s’ajouter une crise économique et sociale majeure. Le réflexe d’une partie de
notre société pourrait être de baisser les règles environnementales, de
relancer massivement la consommation et les investissements dans les énergies
fossiles, d’endetter fortement les générations futures, dans une course
irréaliste à la croissance. Cette stratégie nous mènerait triplement dans le
mur : au plan économique, social et environnemental.
Plutôt que de subir des récessions lors
de crises brutales comme celle que nous vivons, nous devons construire un projet
commun et enthousiasmant, certes plus sobre, pour éviter le pire, mais plus
fraternel et plus sensé.
Les 150 membres de la Convention
Citoyenne pour le Climat ont remis 50 propositions au gouvernement pour
préparer une sortie de crise propice à la mise en place d’un nouveau modèle de société plus durable. Le Collectif Marche
pour le Climat appelle à suivre cette voie localement, nationalement et
mondialement. C’est notre chance de nous orienter sur le bon chemin. C’est
dans ce même but qu’il a proposé aux candidats aux élections municipales d’intégrer
dans leurs programmes une série de mesures indispensables pour réduire les
émissions de gaz à effet de serre sur notre département. Ces mesures sont
toujours d’actualité. (http://collectifmarcheclimat87.fr)
Faisons tous notre possible pour que la société parvienne, tout en
recherchant un équilibre social et
démocratique, à bâtir un système durable qui tienne compte des enjeux
environnementaux à long terme. Ce système durable passe notamment par
une relocalisation des activités
essentielles ayant pour triple effet positif de recréer de l’emploi, de
sécuriser les approvisionnements des populations locales et de limiter les
transports émetteurs de carbone. Cette relocalisation permettrait en effet de
construire des territoires résilients,
notamment en matière d’alimentation en eau, en agriculture, en matériaux de
construction, en énergie, en mobilité, en manufacture et artisanat de produits
essentiels, en matière d’éducation
et de santé.
A Limoges, les circuits-courts sont d’un
soutien majeur en temps de crise. Grâce aux nombreuses savonneries
locales, Limoges et les communes alentours n’ont pas longtemps subi la pénurie
en gel hydro alcoolique encore vécue dans d’autres régions de France. Des
couturiers et fabricants de textile locaux s’adaptent pour produire des
masques. Les groupements de producteurs agricoles ou autres distributeurs de
denrées régionales mettent les bouchées doubles pour nous nourrir, etc.
L’espoir est là, dans ces réseaux d’initiatives et de résilience locales
!
L’association Alternatiba, qui avait présenté
des centaines d’initiatives environnementales et sociales locales lors des
festivals organisés à Limoges en 2015 et 2017, a mis en ligne une plate-forme
de localisation de ces alternatives. Celle-ci n’a jamais été autant utile
qu’aujourd’hui pour faire vivre et organiser des circuits courts, durables et
de proximité : https://transiscope.org/.
Enfin, le Collectif Marche pour le
Climat propose modestement son concours aux élus pour aider à planifier dès
aujourd’hui la politique de demain dans un effort solidaire et conscient des
enjeux environnementaux. Il peut ainsi participer et apporter son expertise pour
mettre en place le changement.
Pas de confinement pour la destruction de la nature en ce joli mois de Mai… Comment peut-on infliger un tel massacre à l’environnement, aux riverains qui voient leurs paysages modifiés en quelques heures ?
Par ailleurs, les travaux sont effectués en pleine période de nidation. Mais les oiseaux on s’en tape… z’on qu’à nicher ailleurs…
Parait qu’ils veulent déboiser des deux côtés de la route D209, descendant de Cognac-la-Forêt vers Saint-Junien, entre le Carrefour du Mont (à la sortie de Bellevue) et Les Tuilleries de Jussac (peu avant le carrefour D209). Le côté Nord (en descendant à droite) est déjà entièrement déboisé. L’entreprise qui effectue les travaux est CCB de Brive (International Paper). On connait la rengaine : « On ne peut rien faire, faut vivre avec ça comme pour les pesticides …. »
Et Jusqu’à quand ?
Article de la nouvelle abeille du 30 avril : Confinés et asphyxiés
Tribune présentée par un collectif autour de Philippe Desbrosses, Agriculteur, Docteur en Sciences de l’Environnement * lire la liste des signataires en pied de cette tribune
LA CRISE ALIMENTAIRE EST IMMINENTE, car à la détérioration continue des sols s’ajoute le blocage des circuits internationaux de transport sur lesquels repose le système alimentaire mondial. Nous ne sommes pas mieux préparés à cette échéance qu’à l’actuelle crise sanitaire. Or ces épidémies et ces crises alimentaires seront rendues plus fréquentes par l’état écologique et économique du monde.
La menace de pénurie alimentaire n’est ni un coup du sort, ni une fatalité. Elle résulte d’une insouciance et d’une illusion trop longtemps entretenues selon lesquelles nous serions dans un progrès matériel indéfini, dans une abondance qui pourrait — grâce au marché — résoudre spontanément toutes les difficultés et atténuer tous les risques, laissant le consommateur dormir tranquille et vaquer à ses occupations. Nous en avons perdu de vue des principes biologiques de base.
Avant le début de la crise du coronavirus, nous avons interviewé Arthur Keller, spécialiste des limites et vulnérabilités des sociétés humaines et des stratégies de résilience collective. Il nous a partagé sa vision éclairée des risques d’effondrement de nos sociétés mais aussi des solutions qu’il est, dès aujourd’hui, possible de mettre en place. Après nous avoir exposé la profonde défaillance du système en place – qui, tel un château de cartes, paraît sensible aux plus infimes disruptions – il a aujourd’hui décidé de nous livrer une analyse complémentaire de la situation, contextualisant son approche et proposant des solutions substantielles. Il démontre ainsi une fois de plus la nécessité de profondes remises en question de nos sociétés et de ce qui les domine. La poursuite inlassable du profit immédiat, la mondialisation, mais aussi et avant tout, le rapport d’entretient l’Homme avec le reste des êtres vivants… Lire l’article
Covid 19, Hôpital, qui est responsable de cette catastrophe ? quelles solutions ? Revue de presse
Pour sortir efficacement de la pandémie du Covid-19, le confinement seul ne suffira pas, explique l’auteur de cette tribune. Qui rappelle la priorité dans un contexte d’hôpital public martyrisé par des décennies de politiques néolibérales : permettre le dépistage et distribuer des masques de protection. Lire l’article sur le site de Reporterre
Nous restons plus que jamais mobilisés dans ce moment particulier de l’Histoire pour construire des sociétés soutenables. La crise du coronavirus ne doit pas être l’occasion d’un énième sauvetage du modèle économique néolibéral, totalement vulnérable à ses propres effets. Elle doit au contraire être une opportunité pour changer de système Lire sur le site des amis de la terre 2 formidables vidéos d’explications d’Aurelien Barrau sur les causes du Covid 19 : 17 Mars 23 MarsBelle histoire à lire sur le site de reporterre Un psychologue de l’hôpital de Mulhouse crie sa révolte contre ceux qui ont détruit le système de santé au nom des restrictions budgétaires. Une fois la pandémie passée, ceux-là mêmes rendront des comptes. Lire l’article sur le site de Libération
Communiqué de presse : Rassemblement des coquelicots du vendredi 6 mars 2020