Suite à notre intervention sur cette enquête publique, veuillez trouver le compte rendu du conseil municipal dans lequel il est précisé que le conseil municipal demande la sauvegarde des arbres.
Nous partageons ici l’appel de 1000 scientifiques pour le climat :
Faisant le constat de l’inaction des gouvernements face à l’urgence écologique et climatique, plus de 1000 scientifiques de toutes disciplines appellent les citoyens à la désobéissance civile et au développement d’alternatives. Ils exhortent les responsables politiques à changer radicalement notre modèle économique et productif et à prendre au sérieux les propositions de la Convention citoyenne sur le climat.
Nous, soussignés, représentons des disciplines et domaines académiques différents. Les vues que nous exprimons ici nous engagent et n’engagent pas les institutions pour lesquelles nous travaillons. Quels que soient nos domaines d’expertise, nous faisons tous le même constat : depuis des décennies, les gouvernements successifs ont été incapables de mettre en place des actions fortes et rapides pour faire face à la crise climatique et environnementale dont l’urgence croît tous les jours. Cette inertie ne peut plus être tolérée.
A l’invitation de notre association et du collectif des coquelicots 87, des associations l’oseille citoyenne, la libre pensée, Phyto-victimes, Générations futures, AMLP, Les amis de la terre, Par ici la bonne soupe, Vigilance OGM & pesticides 16, ALPE de Roumazières Loubert, VODE Vayres Oradour défense de l’environnement, Alternatiba Limousin et avec l’aide de Patrick Strack maire de Chassenon nous avons organisé cette conférence d’information sur les pesticides.
Un nombreux public était présent preuve de la préoccupation des gens pour ce sujet qui nous concerne tous. Malheureusement pas d’agriculteurs conventionnels venus s’informer mais beaucoup de paysans bio venus démontrer qu’il est possible de faire autrement et qu’il n’y a pas d’impasses techniques.
La mission de cette cellule : déjouer les « actes crapuleux » perpétrés en campagne, mais aussi les « actions de nature idéologique, qu’il s’agisse de simples actions symboliques de dénigrement du milieu agricole ou d’actions dures ayant des répercussions matérielles ou physiques ».
2020 Année de la fin des pesticides de synthèse en France.
Enfin, après des décennies
d’empoisonnement généralisé de la terre, de l’eau, de l’air et des êtres
humains. Nous sommes enfin débarrassés des poisons chimiques. Enfin, les
agriculteurs redevenus des paysans nourrissent directement leurs voisins, les
relations sont apaisées, les paysans vivent dignement de leur travail, ne
s’empoisonnent plus et sont de nouveau de plus en plus nombreux. Le nombre de
petites fermes explose. Les enfants sont enfin protégés, la santé de tous est
en amélioration constante. Des économies considérables sont faites en
dépollution de l’eau, nous pouvons enfin reboire aux sources ancestrales. La
guerre au vivant, aux oiseaux, aux insectes est terminée, la terre reprend vie,
les paysans s’échangent leurs semences, leurs savoirs.
Et bien non, tout cela n’est que
de la fiction, qu’un rêve. La décision vient de tomber, comme un coup de
gourdin : ce sera entre 5 et 10 mètres. Ridicules jusqu’au bout, nos autorités «imposent» donc
une distance dérisoire d’épandage des pesticides par rapport aux habitations.
C’est évidemment une pure folie, qui révolte au plus profond.
Le
ministère de la Transition écologique publie dans le même temps les résultats
de la consultation publique sur ces mêmes distances, qui s’est déroulée du 9
septembre au 4 octobre 2019. Première évidence: les maîtres du lieu ont planqué
jusqu’au dernier moment le bilan de cette consultation, qui a recueilli 53.674
contributions. C’est un record national.
On tente
d’opposer ceux qui refusent les pesticides, et ceux qui les défendent.
Évidemment, il s’agit d’un procédé qui vise à masquer l’évidence: la grande
majorité de la société demande la fin du système agro-industriel.
Nous avons un
immense besoin de paysans. Nous en voulons des millions, pratiquant une
agriculture sans pesticides, économe en eau, respectueuse de la biodiversité,
seule susceptible de nous aider à faire face au dérèglement climatique.
Malgré ces
mauvaises nouvelles, bonne année à toutes et tous. Nous n’abdiquerons pas pour
nos enfants et nous nous battrons jusqu’au bout contre les forces morbides qui
imposent les pesticides à la société.
Rassemblement des coquelicots 18h à St Junien comme partout en France tous les premiers vendredis du mois. Voir :
La protection des riverains, ça commence à bien faire
Droit dans ses bottes, si l’on ose dire, le gouvernement a tenu bon. Face à tous ceux brandissant qui des études épidémiologiques, qui des études portant sur la dérive des pesticides ou pire encore sur leur toxicité, le décret portant sur la protection des riverains aura fait son office. Brader les distances de sécurité, et ne pas parler du danger des produits. Car énoncé autrement le nouveau décret permet de pulvériser des CMR 2 et des Perturbateurs Endocriniens à moins de 10 mètres des écoles et des habitations. Et d’interdire les CMR 1 à moins de 20 mètres. Mais puisqu’il se garde bien de le préciser, précisons : les CMR 1 sont des cancérigènes, mutagènes, reprotoxiques certains ou avérés interdits par le règlement européen de 2009. Vous avez bien lu, il n’y a pas de faute de frappe, les CMR 1 sont théoriquement interdits depuis 10 ans, et s’il en reste bien encore quelques uns sur le marché, ils ne représentent que 0,3 % des produits consommés ! Il n’existe donc aucune mesure de protection nouvelle concernant les CMR 2, dits suspectés, et légalement pulvérisés. Pourquoi « suspectés » ? Pas parce qu’ils seraient moins dangereux que les autres mais parce que les études manquent pour affirmer leur toxicité. Et pourquoi les études manquent elles ? Parce que personne n’a songé demander aux industriels de les fournir avant de mettre leurs produits sur le marché. La question de la protection des riverains met donc en lumière les failles de l’État régulateur : les exigences minimales concernant les industriels permettent d’alimenter la fiction de l’utilisation sans danger des produits, puisque autorisés. Le collègue du ministre de l’agriculture et actuel ministre de l’intérieur a donc bien raison d’imposer d’ici le 1er janvier 2020 cette mesure qui ne pouvait plus attendre : la création dans chaque préfecture d’observatoires départementaux de l’ « agribashing ». Le communiqué de presse de la Préfecture de la Gironde est clair : « La dénonciation des produits autorisés en agriculture et en particulier en viticulture par un certain nombre de collectivités ou d’associations, est considérée par beaucoup comme le point de départ des difficultés rencontrées par les agriculteurs qui cohabitent avec des zones résidentielles. » Nous voici prévenus, les difficultés viennent des associations pointant la dangerosité des produits et le rôle ambigu de l’État, et non des produits épandus. Espérons que le monde agricole ne sera pas dupe, et saura poursuivre en lien avec les consommateurs l’évolution en cours vers un modèle plus respectueux des hommes et de leur environnement. Contact presse : Docteur Pierre Michel PERINAUD www.alerte-medecins-pesticides.fr