Information des maires de la POL sur les pesticides SDHI

Information des maires de la POL sur les pesticides SDHI

Veuillez trouver ci-dessous la copie du mail envoyé aux communes de la POL

Mesdames et Messieurs les Maires et élus, Monsieur le président de la communauté de commune,

Suite à notre rencontre, dont nous vous remercions, afin de discuter de notre demande de protection vis à vis des pesticides, nous souhaitions vous informer des dernières avancées de la recherche cette fois concernant spécifiquement les fongicides SHDI.

Peut-être avez vu passer l’information, mais peut-être pas. Aussi, nous vous demandons de bien vouloir prendre connaissance de 3 articles de Libération, France Info et reporterre relatant l’entretien avec l’un des auteurs, Pierre Rustin, directeur de recherche au CNRS que nous avons mis sur notre site ici sur notre site.

Voilà ci-dessous quelques extraits de l’interview du chercheur de l’INSERM et du CNRS dont la publication est désormais gravée dans le marbre d’une prestigieuse revue scientifique.


•cette classe de pesticides destinée à lutter contre les champignons et moisissures est massivement utilisée sur les cultures (blé, avoine, orge, seigle, tournesol, colza, pommiers, amandiers, cerisiers, vigne, asperges, carottes, pommes de terre, fraisiers, laitue…) et donc omniprésente dans les assiettes et boissons.
•Oui, les SDHI, bloquent la respiration des cellules des champignons (en inhibant l’activité de l’enzyme SDH, la succinate déshydrogénase), bloquent aussi celle des cellules du ver de terre, de l’abeille ou de l’être humain. Or chez ce dernier, un dysfonctionnement de la SDH est associé à de graves pathologies
Elle démontre clairement la toxicité des SDHI pour les cellules humaines
•Bayer, BASF, Syngenta : toutes les grandes firmes agrochimiques en produisent et se sont positionnées sur ce marché, qui a l’air d’être intéressant financièrement
•Cette absence de spécificité est théoriquement une raison de retirer une autorisation de mise sur le marché. L’Anses aurait dû le prendre en compte immédiatement.
•Avec ce type de fongicides, on provoque probablement une catastrophe écologique et sanitaire, car ils tuent tout, pas seulement les champignons.
Affirmer qu’il n’y a pas de danger est insupportable. On prend un risque monstrueux, le principe de précaution doit s’appliquer. On ne peut se permettre d’attendre la catastrophe comme l’Anses semble le faire !
•L’Anses ment par omission. Par exemple, je ne peux pas croire que l’Anses n’ait pas su que dès 1976 des scientifiques ont décrit les SDHI comme étant hyper toxiques pour les mammifères. Quand on met une molécule toxique en circulation, on vérifie ce qui se passe chez l’homme, c’est la base. Une autre chose absolument scandaleuse : ces pesticides sont utilisés de façon préventive. On traite des champs entiers à haute dose, sans savoir si c’est utile ou pas. Personne n’aurait l’idée de traiter son enfant tous les jours avec des antibiotiques ! L’Anses couvre complètement ce type d’usages, c’est incroyable.
Si j’étais responsable d’une agence sanitaire et qu’on me livrait les informations que nous publions, j’interdirais les SDHI dans la journée. Chaque jour compte.
•Quand j’entends le ministre de l’Agriculture dire, qu’en accord avec l’Anses et les scientifiques, « cinq mètres d’écartement entre les traitements et les maisons, c’est bien », cela me fait bondir ! Comme sur bien des problèmes de pesticides, le ministre se trompe. Concernant l’espace de cinq mètres, cela a un côté ridicule, soit les pesticides doivent être proscrits, soit non. Tout le monde sait que les pesticides sont partout dans l’air, dans l’alimentation, les rivières. Cette discussion est absurde, il est urgent de sortir des pesticides.
•j’étais convaincu que l’Anses allait prendre instantanément la mesure du drame possible
L’Anses est complètement discréditée à mes yeux, ils ne font pas leur boulot. Ce n’est pourtant pas à nous de démontrer que ces pesticides sont dangereux.
Pour les SDHI, depuis 1976, les toxicologues auraient dû dire stop. Depuis des années, il était possible de savoir à partir de la littérature scientifique accessible, que les tests réglementaires n’étaient pas valables. C’était leur boulot de monter au créneau et le dire haut et fort.
•Je vous engage à essayer de connaître l’effet sur le rendement de ces SDHI. Ni la FNSEA [le syndicat agricole majoritaire], ni les industriels, ni l’Anses n’ont été capables de nous donner des chiffres sur l’effet sur le rendement de ces molécules. Le bénéfice-risque n’est donc même pas connu.  
Nous espérons pouvoir compter sur vous afin d’engager rapidement un dialogue avec les agriculteurs afin de prendre dès maintenant la direction de la sortie des pesticides sur notre territoire. Nous serons là pour échanger de manière constructive et pourrons essayer de faire venir des paysans qui s’en passent.
Bien cordialement
Les membres de Saint Junien Environnement
PS : Pour la première fois, la justice rejette une demande de suspension d’arrêtés anti-pesticides

Avis d’enquête publique Izaret zone de Boisse à St Junien

Avis d’enquête publique Izaret zone de Boisse à St Junien

Objet : Contribution de l’association Saint-Junien Environnement à la consultation du public pour la demande d’enregistrement présentée par la société IZARET pour un projet d’installation de stockage de bobines de papier, Zone Industrielle de Boisse, sur la commune de SAINT JUNIEN.

Nous constatons que l’enquête publique ne sert pas à grand chose puisque les travaux sont largement commencé alors que le projet n’est pas encore accepté : Lorsque le projet porte sur une ICPE soumise à déclaration, enregistrement ou autorisation, les travaux ne peuvent pas être exécutés avant que le préfet ait pris l’arrêté correspondant ou la décision d’acceptation.
Articles L 425-10 et L 425-14 du Code de l’urbanisme
Or, des travaux de terrassement ont déjà été effectués ! Il est inacceptable que les travaux de terrassement aient commencé avant que l’autorité administrative ait délivré le récépissé d’enregistrement. Nous demandons à ce que les autorités compétentes prennent en charge cette question pour sanctionner le contrevenant.

Nos conclusions : Même si l’ensemble de nos observations ne remet pas en cause l’existence du projet, il nous apparait que les préconisations de GRTGaz ont été traitées avec légèreté et laisse courir un risque aussi bien pour les salariés du site que pour les infrastructures présentes.
Il est anormal que les travaux aient commencé avant l’obtention de l’autorisation et que les obligations du permis de construire comme la conservation des arbres identifiés sur les plans n’aient pas été respectées. Ce non-respect doit faire l’objet au minima d’une compensation pour les arbres supprimés et d’une sanction à l’encontre de la société
IZARET pour le non-respect du code de l’urbanisme.

Lien pour voir notre contribution

Lien vers la consultation

La canalisation Gaz matérialisée par le filet orange
Ce qu’il reste des arbres protégé par le PLU
Avis d’enquête publique Saica Pack

Avis d’enquête publique Saica Pack

Objet : Contribution des associations Saint-Junien Environnement et Sources et Rivières du Limousin à l’enquête publique relative à la demande de régularisation de la situation administrative de la société Saica Pack

Lien vers notre contribution

Lien vers les décisions du Coderst Voir P6 ==> Résultat favorable (La protection de l »environnement attendra…)

Conclusions de Saint Junien environnement et source et rivière du Limousin :

Le projet de régularisation administrative des activités de la société Saica Pack qui concerne d’une part une extension de bâtiments pour le stockage de produits finis et d’autre part l’augmentation de l’utilisation de solvants à la suite de la mise en œuvre d’une nouvelle machine arrive très tardivement et, malgré cette tardiveté, n’est toujours pas abouti. Certains choix techniques dont le plus important, le mode de traitement des effluents, n’ont toujours pas été réalisés.

D’autre part les solutions présentées ne sont pas à la hauteur des enjeux de protection de la ressource en eau, particulièrement dans le contexte de la pollution du 5 décembre 2018.

C’est pourquoi les associations Sources et Rivières du Limousin et Saint-Junien Environnement considèrent que le dossier n’est pas acceptable en l’état et font aux services de l’État chargé des installations industrielles les propositions suivantes :

Au vu du peu de considération de la société pour le respect des procédures administratives, garantes de l’intérêt général, et de la protection de l’environnement, nous demandons à l’administration de prendre des mesures coercitives à l’encontre de l’exploitant.

Dans un premier temps, mettre en œuvre une procédure de sanction administrative pour le non-respect de 2013 à aujourd’hui, de l’arrêté de mise en demeure et de l’arrêté portant mesures conservatoires et mettre en œuvre les sanctions administratives adéquates (sans préjudice des poursuites pénales envisageables).

Dans un second temps, exiger du pétitionnaire de compléter son dossier de demande de régularisation dans le délai d’un mois sur la question de la gestion et du traitement des effluents et de réaliser les travaux dans le délai le plus court possible en fonction des contraintes techniques. En cas d’inexécution dans les délais, nous rappelons qu’il est possible d’obliger l’exploitant à remettre à un comptable public une somme correspondant aux travaux à réaliser, ou à faire procéder d’office à l’exécution des travaux, voire à suspendre le fonctionnement de l’installation jusqu’à exécution des mesures imposées.

Nous regrettons de devoir en arriver à proposer de telles mesures, mais les manquements du pétitionnaire à ses obligations depuis de nombreuses années, que nous découvrons avec cette enquête ne peuvent perdurer plus longtemps. Il en va bien sûr de la protection du milieu mais aussi du respect du droit par tous.

Proposition de Saint Junien Environnement pour l’agenda 21

Proposition de Saint Junien Environnement pour l’agenda 21

A Grenoble article

Nous proposons cette action à la porte océane du Limousin sur l’idée d’une de nos adhérentes. Son message :

Je me permets de venir vers vous en tant que membre de Saint-Junien Environnement et formatrice de biologie marine au sein de la fédération départementale de plongée.
Particulièrement sensible aux terribles maux des océans occasionnés par les humains, je m’interroge souvent sur les moyens que nous pourrions trouver pour sensibiliser les citoyens ici, chez nous. Car les pollutions des mers ne viennent pas que des côtes! Toutes les rivières finissent dans les fleuves et les tous les fleuves vont à la mer qui regorge…de TOUS leurs déchets. Il m’est arrivée de m’extasier devant la Glane qui se remet à couler abondamment après une période de sécheresse: cette sensation que toute cette eau la nettoie! Et la seconde suivante, me désoler en pensant à la destination des déchets charriés par le courant.
Certaines villes côtières installent des écriteaux à côté des bouches d’égout: « Ici commence l’océan ». Il me semble que TOUTES les villes devraient en faire de même; pour les raisons énoncées plus haut. Pourquoi pas à Saint-Junien ? Et même tous les bourgs de la communauté de commune. Ce qui serait très cohérent avec l’appellation de « Porte Océane du Limousin »! Une commune des Côtes d’Armor vend des plaques toutes faites. Une écriture au pochoir pourrait aussi faire l’affaire. De plus, j’ai trouvé un article de La Nouvelle Abeille qui présente le projet d’un médecin plongeur saint-juniaud : industrialisation à Saint-Junien d’un robot nettoyeur des déchets de plans d’eau. La boucle est bouclée!
J’espère vous rencontrer bientôt pour évoquer ce gros problème de pollution des rivières et océans et tenter d’y trouver un début de remède puisque ce sont de petites gouttes d’eau qui font les grandes rivières.


SDHI nouveau scandale sanitaire avec les pesticides

SDHI nouveau scandale sanitaire avec les pesticides

Article de Libération

Une étude prouvant la toxicité pour l’homme de ces pesticides massivement utilisés sur les cultures a été publiée jeudi. Pour Pierre Rustin, l’un des auteurs, l’agence de sécurité sanitaire aurait déjà dû les interdire :
Si j’étais responsable d’une agence sanitaire et qu’on me livrait les informations que nous publions, j’interdirais les SDHI dans la journée. Chaque jour compte. L’article de Libération

Article de Franceinfo

Selon l’Inserm, une molécule utilisée dans des fongicides agricoles est toxique pour l’environnement et pour l’homme. Des chercheurs avaient déjà alerté en 2018 sur la dangerosité de cette molécule. En vain.

Selon Pierre Rustin, ces substances augmentent le risque de maladies neurologiques « telles que Parkinson ou Alzheimer », en particulier pour les agriculteurs utilisateurs de ces produits. Le fongicide a également des effets délétères sur les vers de terre et les abeilles. L’article

Article de Reporterre

Quand j’entends le ministre de l’Agriculture dire, qu’en accord avec l’Anses et les scientifiques, « cinq mètres d’écartement entre les traitements et les maisons, c’est bien », cela me fait bondir ! Comme sur bien des problèmes de pesticides, le ministre se trompe. Concernant l’espace de cinq mètres, cela a un côté ridicule, soit les pesticides doivent être proscrits, soit non. Tout le monde sait que les pesticides sont partout dans l’air, dans l’alimentation, les rivières. Cette discussion est absurde, il est urgent de sortir des pesticides. » L’article

Grosse affluence à la réunion d’information de SJE sur l’implantation de Chimirec Delvert à Oradour sur Glane

Grosse affluence à la réunion d’information de SJE sur l’implantation de Chimirec Delvert à Oradour sur Glane

Face au manque d’information, voir à la désinformation les citoyens acteurs de leur territoire en particulier d’Oradour sur Glane, mais pas seulement, et tous inquiet du devenir de leur environnement se sont réuni ce jeudi à Cieux pour échanger sur cet avis d’enquête publique et sur le dossier présenté par le pétitionnaire.

Force est de constater l’inconsistance du dossier et les manques criants à la sécurité relevé par notre association mais aussi par toutes les personnes ayant un peu regardé le dossier.

L’assistance convient que cette implantation est impossible en l’état et demande à ce qu’un maximum de personne contribue à faire des remarques en envoyant un mail argumenté à cette adresse « pref-enquete-publique@haute-vienne.gouv.fr »

Vous trouverez plus d’information sur le site de la préfecture ici ou toutes les contributions déjà effectuées, dont celle de SJE, apparaissent en bas de page après les documents de l’enquête publique .

Nous tenons vraiment à remercier le maire de Veyrac et 5 membres de son conseil municipal qui sont venu à notre réunion suite à l’invitation de tous les élus du territoire dans le but de prendre des décisions éclairées avec d’autres informations que celle communiquées par les instances officielles ou du pétitionnaire.

Exemple de mail à envoyer avec votre contribution :

Objet du mail : Réponse à l’enquête publique ICPE Chimirec Delvert

Monsieur le commissaire enquêteur,
Veuillez trouver ci-joint ma contribution à l’enquête publique Chimirec Delvert à Oradour sur Glane.
Cordialement
NOM PRENOM

Contribution de l’association Saint-Junien Environnement à l’enquête publique concernant l’exploitation d’un nouveau centre de transit, tri et regroupement de déchets sur la commune d’Oradour sur Glane par la société CHIMIREC DELVERT.

Contribution de l’association Saint-Junien Environnement à l’enquête publique concernant l’exploitation d’un nouveau centre de transit, tri et regroupement de déchets sur la commune d’Oradour sur Glane par la société CHIMIREC DELVERT.

Nous vous prions de bien vouloir trouver sous ce lien, notre contribution à cet avis d’enquête publique. Nous invitons la population d’Oradour sur Glane et des environs à ce préoccuper fortement de ce sujet et d’aller déposer des remarques à la Mairie d’Oradour sur Glane avant le 16 novembre. Nous organisons à la demande des riverains une réunion, ouverte à tous, aura lieu le jeudi 7 novembre à 20h00 à Cieux, salle des conférences, à côté de la Mairie (adresse exacte : 15 allée des loisirs 87520 Cieux).

  1. Notre Conclusion

Pour Saint-Junien Environnement, en l’état actuel, le dossier soumis à enquête publique ne démontre pas que, pour ce projet d’installation, les intérêts énoncés à l’article L511-1 du code de l’environnement sont bien protégés. Deux points principaux nous semblent particulièrement insuffisants : la prise en compte des dangers relatifs aux risques d’incendie et d’explosion et les conditions d’exploitation. Tels qu’ils sont présentés, ils n’offrent pas les garanties nécessaires ni du point de vue de commodité du voisinage, de la santé, de la sécurité ou de la protection de l’environnement

Beaucoup trop d’éléments posent questions pour que ce projet, qui pourtant est une installation nouvelle qui devrait garantir la mise en œuvre des meilleures techniques disponibles, soit accepté en l’état. Pourtant, la gestion des déchets dangereux est une question importante et qui doit être traitée. L’association Saint-Junien Environnement est consciente de la nécessité d’implanter des installations permettant de traiter ces déchets mais estime que le projet soumis à l’enquête n’est pas acceptable en l’état. Nous proposons donc au pétitionnaire de revoir son projet, tant en ce qui concerne le choix du site d’implantation que la prise en compte des intérêts protégés à l’article L511-1 du code de l’environnement.