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Catégorie : Pesticides

Nos voeux de bonne année : Enfin la fin des pesticides en France

Nos voeux de bonne année : Enfin la fin des pesticides en France

2020 Année de la fin des pesticides de synthèse en France.

Enfin, après des décennies d’empoisonnement généralisé de la terre, de l’eau, de l’air et des êtres humains. Nous sommes enfin débarrassés des poisons chimiques. Enfin, les agriculteurs redevenus des paysans nourrissent directement leurs voisins, les relations sont apaisées, les paysans vivent dignement de leur travail, ne s’empoisonnent plus et sont de nouveau de plus en plus nombreux. Le nombre de petites fermes explose. Les enfants sont enfin protégés, la santé de tous est en amélioration constante. Des économies considérables sont faites en dépollution de l’eau, nous pouvons enfin reboire aux sources ancestrales. La guerre au vivant, aux oiseaux, aux insectes est terminée, la terre reprend vie, les paysans s’échangent leurs semences, leurs savoirs.

Et bien non, tout cela n’est que de la fiction, qu’un rêve. La décision vient de tomber, comme un coup de gourdin : ce sera entre 5 et 10 mètres. Ridicules jusqu’au bout, nos autorités «imposent» donc une distance dérisoire d’épandage des pesticides par rapport aux habitations. C’est évidemment une pure folie, qui révolte au plus profond.

 Le ministère de la Transition écologique publie dans le même temps les résultats de la consultation publique sur ces mêmes distances, qui s’est déroulée du 9 septembre au 4 octobre 2019. Première évidence: les maîtres du lieu ont planqué jusqu’au dernier moment le bilan de cette consultation, qui a recueilli 53.674 contributions. C’est un record national.  

On tente d’opposer ceux qui refusent les pesticides, et ceux qui les défendent. Évidemment, il s’agit d’un procédé qui vise à masquer l’évidence: la grande majorité de la société demande la fin du système agro-industriel.

Nous avons un immense besoin de paysans. Nous en voulons des millions, pratiquant une agriculture sans pesticides, économe en eau, respectueuse de la biodiversité, seule susceptible de nous aider à faire face au dérèglement climatique.

Malgré ces mauvaises nouvelles, bonne année à toutes et tous. Nous n’abdiquerons pas pour nos enfants et nous nous battrons jusqu’au bout contre les forces morbides qui imposent les pesticides à la société.

Rassemblement des coquelicots 18h à St Junien comme partout en France tous les premiers vendredis du mois. Voir :

http://saint-junien-environnement.fr/ https://www.facebook.com/saintjunienenvironnement/ https://nousvoulonsdescoquelicots.org/

Nous relayons ici le communiqué des médecins de l’AMLP sur la protection des Riverains

Nous relayons ici le communiqué des médecins de l’AMLP sur la protection des Riverains

La protection des riverains, ça commence à bien faire

Droit dans ses bottes, si l’on ose dire, le gouvernement a tenu bon. Face à tous ceux brandissant qui des études épidémiologiques, qui des études portant sur la dérive des pesticides ou pire encore sur leur toxicité, le décret portant sur la protection des riverains aura fait son office. Brader les distances de sécurité, et ne pas parler du danger des produits. Car énoncé autrement le nouveau décret permet de pulvériser des CMR 2 et des Perturbateurs Endocriniens à moins de 10 mètres des écoles et des habitations. Et d’interdire les CMR 1 à moins de 20 mètres. Mais puisqu’il se garde bien de le préciser, précisons : les CMR 1 sont des cancérigènes, mutagènes, reprotoxiques certains ou avérés interdits par le règlement européen de 2009. Vous avez bien lu, il n’y a pas de faute de frappe, les CMR 1 sont théoriquement interdits depuis 10 ans, et s’il en reste bien encore quelques uns sur le marché, ils ne représentent que 0,3 % des produits consommés ! Il n’existe donc aucune mesure de protection nouvelle concernant les CMR 2, dits suspectés, et légalement pulvérisés. Pourquoi « suspectés » ? Pas parce qu’ils seraient moins dangereux que les autres mais parce que les études manquent pour affirmer leur toxicité. Et pourquoi les études manquent elles ? Parce que personne n’a songé demander aux industriels de les fournir avant de mettre leurs produits sur le marché.
La question de la protection des riverains met donc en lumière les failles de l’État régulateur : les exigences minimales concernant les industriels permettent d’alimenter la fiction de l’utilisation sans danger des produits, puisque autorisés.
Le collègue du ministre de l’agriculture et actuel ministre de l’intérieur a donc bien raison d’imposer d’ici le 1er janvier 2020 cette mesure qui ne pouvait plus attendre : la création dans chaque préfecture d’observatoires départementaux de l’ « agribashing ». Le communiqué de presse de la Préfecture de la Gironde est clair : « La dénonciation des produits autorisés en agriculture et en particulier en viticulture par un certain nombre de collectivités ou d’associations, est considérée par beaucoup comme le point de départ des difficultés rencontrées par les agriculteurs qui cohabitent avec des zones résidentielles. »
Nous voici prévenus, les difficultés viennent des associations pointant la dangerosité des produits et le rôle ambigu de l’État, et non des produits épandus.
Espérons que le monde agricole ne sera pas dupe, et saura poursuivre en lien avec les consommateurs l’évolution en cours vers un modèle plus respectueux des hommes et de leur environnement.
Contact presse :
Docteur Pierre Michel PERINAUD
www.alerte-medecins-pesticides.fr

Endoctrinement au Lycée des Vaseix

Endoctrinement au Lycée des Vaseix

Quelques uns d’entre nous ont pu assister à une conférence de Mme Brunel au Lycée Agricole des Vaseix. Nous connaissons cette dame défenseur acharnée de l’agro-industrie et des pesticides. Il nous semble vraiment scandaleux d’infliger aux élèves de cette école une telle propagandiste lobbiste de l’agro chimie surtout quand on refuse la venue dans les mêmes conditions de Paul François pour alerter les futurs agriculteurs sur les dangers pour leur santé, en premier lieu, des produits chimiques. Paul François peut aussi montrer que l’on peut convertir une exploitation conventionnelle chimique en une exploitation biologique. Que c’est possible et que c’est largement rentable. Alors pourquoi refuser sa venue pour une conférence ? Nous considérons cela comme un pur scandale.

Voilà la lettre adressée au proviseur des Vaseix par un membre de l’organisation de la venue de Paul François à Saint Junien le 19 mars 2020.

Voilà la lettre de l’un de nos amis ayant assisté à cette « conférence » endoctrinement

Le courrier de Gilles Clément Jardinier paysagiste mondialement connu (Cliquez ici)

La conférence de cette soit disant chercheuse :

Tribune des médecins de l’AMLP dans Libération

Tribune des médecins de l’AMLP dans Libération

Il y a en France une tension entre enjeux de santé publique et intérêts privés agroalimentaires, et la place de l’Etat, dans son devoir de régulation et de protection de l’intérêt général, pose question.

Lire l’article dans libération

Le communiqué de presse : AVIS DE RECHERCHE : Où sont les résultats de la consultation publique concernant la protection des populations face à l’épandage de pesticides?

La lettre au premier ministre pour demander la publication des résultats de la dernière consultation sur les pesticides et la protection des riverains

Le site Alerte médecin sur les pesticides

Rassemblement des coquelicots du 6 décembre 2019

Rassemblement des coquelicots du 6 décembre 2019

Le 6 décembre, 3 excellentes raison de se rassembler!

En décembre 2018, vous avez organisé 830 rassemblements dans tout le pays. Cette année, nous devons être nombreux encore. Car nous sommes en train de gagner.

La bataille de l’opinion, d’abord. 89% des Français sont pour une interdiction totale des pesticides d’ici à cinq ans. Un camouflet spectaculaire pour l’agrochimie et tous les lobbies et désinformateurs qui défendent cette industrie criminelle. Le peuple et la démocratie sont de notre côté. Et nous n’avons rien à craindre d’un référendum qui marquerait la fin de ce système. Le million de soutiens approche à grands pas et chaque nouvelle signature sonne un peu plus le glas pour cette industrie du poison.

La clairvoyance de certains élus, ensuite. Les arrêtés pro-santé et pro-biodiversité font souffler un vent d’espoir dans les campagnes, où les épandages au ras des maisons semblaient une fatalité. Non, c’est une question de courage politique. Et la justice, en proclamant que l’exposition aux pesticide constitue « un danger grave », reconnait l’évidence. De grandes villes, aussi, ont interdit sur leur territoire l’usage des pesticides. Nous leur disons: une responsabilité historique pèse sur vos épaules. Celle de tendre la main aux campagnes qui vous nourrissent. Montrez la voie, dans vos cantines et sur les terres qui vous appartiennent.

Le soutien de la science, enfin. Deux études récentes nous intiment de poursuivre nos efforts sans relâche. La première décrit l’impensable: le crash en cours des populations d’invertébrés terrestres en Europe est plus rapide encore que les estimations publiées jusqu’à présent. En clair, leur biomasse a chuté de 67% en 10 ans. « Ses résultats sont à vous glacer le sang », écrit Le Monde. Et les scientifiques n’ont aucun doute sur les causes de cet effondrement biblique, désignant « le recours systématique et prophylactique à la chimie de synthèse ». La seconde démontre de façon fracassante que nos autorités ne nous protègent pas. Sous la plume du CNRS, cela donne: «Les fongicides SDHI sont toxiques pour les cellules humaines».  C’est ce qu’ont découvert des chercheurs de haute volée, qui se sont empressés d’en alerter notre agence sanitaire, l’Anses. Et? Et rien, ou presque. Pourtant l’Anses n’aurait jamais dû accorder les autorisations d’utiliser les SDHI. Car dès 1976, une étude montrait leur dangerosité sur les mammifères, dont nous sommes tous. Et une autre de 2012, pourtant financée par l’Anses elle-même, décrivait la génotoxicité –une action délétère sur les gènes– d’un des principaux SDHI, le bixafen.

Le mouvement des Coquelicots en appelle aux plus hautes autorités de la République: ne répétez pas la tragédie du médicament Mediator. Retirez ces saletés des champs et des poumons des paysans et des riverains. Nous affirmons ici que nous poursuivrons notre harcèlement démocratique des autorités. Tout responsable public devra rendre compte de son (in)action.

C’est maintenant, ou nous n’aurons plus tard que nos yeux pour pleurer une nouvelle tragédie. Les affiches que vous pouvez commander gratuitement sur le site des Coquelicots sont là pour ça.

Les amis, les rassemblements devant les mairies doivent être maintenus et amplifiés. Si vous étiez tentés, tout de même, de vous regrouper entre communes de temps à autre, signalez-le en toutes lettres sur la carte!

Voici les événements annoncés pour le 6 décembre

Information des maires de la POL sur les pesticides SDHI

Information des maires de la POL sur les pesticides SDHI

Veuillez trouver ci-dessous la copie du mail envoyé aux communes de la POL

Mesdames et Messieurs les Maires et élus, Monsieur le président de la communauté de commune,

Suite à notre rencontre, dont nous vous remercions, afin de discuter de notre demande de protection vis à vis des pesticides, nous souhaitions vous informer des dernières avancées de la recherche cette fois concernant spécifiquement les fongicides SHDI.

Peut-être avez vu passer l’information, mais peut-être pas. Aussi, nous vous demandons de bien vouloir prendre connaissance de 3 articles de Libération, France Info et reporterre relatant l’entretien avec l’un des auteurs, Pierre Rustin, directeur de recherche au CNRS que nous avons mis sur notre site ici sur notre site.

Voilà ci-dessous quelques extraits de l’interview du chercheur de l’INSERM et du CNRS dont la publication est désormais gravée dans le marbre d’une prestigieuse revue scientifique.


•cette classe de pesticides destinée à lutter contre les champignons et moisissures est massivement utilisée sur les cultures (blé, avoine, orge, seigle, tournesol, colza, pommiers, amandiers, cerisiers, vigne, asperges, carottes, pommes de terre, fraisiers, laitue…) et donc omniprésente dans les assiettes et boissons.
•Oui, les SDHI, bloquent la respiration des cellules des champignons (en inhibant l’activité de l’enzyme SDH, la succinate déshydrogénase), bloquent aussi celle des cellules du ver de terre, de l’abeille ou de l’être humain. Or chez ce dernier, un dysfonctionnement de la SDH est associé à de graves pathologies
Elle démontre clairement la toxicité des SDHI pour les cellules humaines
•Bayer, BASF, Syngenta : toutes les grandes firmes agrochimiques en produisent et se sont positionnées sur ce marché, qui a l’air d’être intéressant financièrement
•Cette absence de spécificité est théoriquement une raison de retirer une autorisation de mise sur le marché. L’Anses aurait dû le prendre en compte immédiatement.
•Avec ce type de fongicides, on provoque probablement une catastrophe écologique et sanitaire, car ils tuent tout, pas seulement les champignons.
Affirmer qu’il n’y a pas de danger est insupportable. On prend un risque monstrueux, le principe de précaution doit s’appliquer. On ne peut se permettre d’attendre la catastrophe comme l’Anses semble le faire !
•L’Anses ment par omission. Par exemple, je ne peux pas croire que l’Anses n’ait pas su que dès 1976 des scientifiques ont décrit les SDHI comme étant hyper toxiques pour les mammifères. Quand on met une molécule toxique en circulation, on vérifie ce qui se passe chez l’homme, c’est la base. Une autre chose absolument scandaleuse : ces pesticides sont utilisés de façon préventive. On traite des champs entiers à haute dose, sans savoir si c’est utile ou pas. Personne n’aurait l’idée de traiter son enfant tous les jours avec des antibiotiques ! L’Anses couvre complètement ce type d’usages, c’est incroyable.
Si j’étais responsable d’une agence sanitaire et qu’on me livrait les informations que nous publions, j’interdirais les SDHI dans la journée. Chaque jour compte.
•Quand j’entends le ministre de l’Agriculture dire, qu’en accord avec l’Anses et les scientifiques, « cinq mètres d’écartement entre les traitements et les maisons, c’est bien », cela me fait bondir ! Comme sur bien des problèmes de pesticides, le ministre se trompe. Concernant l’espace de cinq mètres, cela a un côté ridicule, soit les pesticides doivent être proscrits, soit non. Tout le monde sait que les pesticides sont partout dans l’air, dans l’alimentation, les rivières. Cette discussion est absurde, il est urgent de sortir des pesticides.
•j’étais convaincu que l’Anses allait prendre instantanément la mesure du drame possible
L’Anses est complètement discréditée à mes yeux, ils ne font pas leur boulot. Ce n’est pourtant pas à nous de démontrer que ces pesticides sont dangereux.
Pour les SDHI, depuis 1976, les toxicologues auraient dû dire stop. Depuis des années, il était possible de savoir à partir de la littérature scientifique accessible, que les tests réglementaires n’étaient pas valables. C’était leur boulot de monter au créneau et le dire haut et fort.
•Je vous engage à essayer de connaître l’effet sur le rendement de ces SDHI. Ni la FNSEA [le syndicat agricole majoritaire], ni les industriels, ni l’Anses n’ont été capables de nous donner des chiffres sur l’effet sur le rendement de ces molécules. Le bénéfice-risque n’est donc même pas connu.  
Nous espérons pouvoir compter sur vous afin d’engager rapidement un dialogue avec les agriculteurs afin de prendre dès maintenant la direction de la sortie des pesticides sur notre territoire. Nous serons là pour échanger de manière constructive et pourrons essayer de faire venir des paysans qui s’en passent.
Bien cordialement
Les membres de Saint Junien Environnement
PS : Pour la première fois, la justice rejette une demande de suspension d’arrêtés anti-pesticides

SDHI nouveau scandale sanitaire avec les pesticides

SDHI nouveau scandale sanitaire avec les pesticides

Article de Libération

Une étude prouvant la toxicité pour l’homme de ces pesticides massivement utilisés sur les cultures a été publiée jeudi. Pour Pierre Rustin, l’un des auteurs, l’agence de sécurité sanitaire aurait déjà dû les interdire :
Si j’étais responsable d’une agence sanitaire et qu’on me livrait les informations que nous publions, j’interdirais les SDHI dans la journée. Chaque jour compte. L’article de Libération

Article de Franceinfo

Selon l’Inserm, une molécule utilisée dans des fongicides agricoles est toxique pour l’environnement et pour l’homme. Des chercheurs avaient déjà alerté en 2018 sur la dangerosité de cette molécule. En vain.

Selon Pierre Rustin, ces substances augmentent le risque de maladies neurologiques « telles que Parkinson ou Alzheimer », en particulier pour les agriculteurs utilisateurs de ces produits. Le fongicide a également des effets délétères sur les vers de terre et les abeilles. L’article

Article de Reporterre

Quand j’entends le ministre de l’Agriculture dire, qu’en accord avec l’Anses et les scientifiques, « cinq mètres d’écartement entre les traitements et les maisons, c’est bien », cela me fait bondir ! Comme sur bien des problèmes de pesticides, le ministre se trompe. Concernant l’espace de cinq mètres, cela a un côté ridicule, soit les pesticides doivent être proscrits, soit non. Tout le monde sait que les pesticides sont partout dans l’air, dans l’alimentation, les rivières. Cette discussion est absurde, il est urgent de sortir des pesticides. » L’article